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Rédigé le 29/05/2006 à 21:42 dans Quiz | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Chers rescapés,
Catastrophe cette semaine. Les chiffres se sont considérablement écroulés. Dans toutes les catégories, malheureusement.
Deux journées quasiment vierges avec 4 visiteurs, vendredi et samedi, qui trouvent, je l'espère, leur explication dans le long week-end du pont.
Il semble évident que le feuilleton, récemment terminé, n'a pas passionné les foules, puisque le dernier épisode, n'a aucunement sauvé les statistiques. Dommage. Peut être faut-il trouver de nouveaux sujets et de nouvelles catégories ... je me pose la question.
Voila.
65 visiteurs cette semaine au lieu de 106 de la semaine précédente.
203 pages chargées cette semaine au lieu de 297, la semaine précédente.
41 nouveaux visiteurs cette semaine, au lieu de 74, la semaine précédente.
24 anciens visiteurs cette semaine, au lieu de 32 la semaine précédente.
Merci à ceux qui restent.
| jour | pages chargées | visiteurs | nouveaux visiteurs | anciens visiteurs | ||||||||
| dimanche | 33 | 14 | 12 | 2 | ||||||||
| lundi | 29 | 11 | 5 | 6 | ||||||||
| mardi | 25 | 9 | 5 | 4 | ||||||||
| mercredi | 69 | 15 | 8 | 7 | ||||||||
| jeudi | 26 | 8 | 5 | 3 | ||||||||
| vendredi | 8 | 4 | 4 | 0 | ||||||||
| samedi | 13 | 4 | 2 | 2 | ||||||||
| Total | 203 | 65 | 41 | 24 | ||||||||
| moyenne | 29,00 | 9,29 | 5,86 | 3,43 | ||||||||
Rédigé le 28/05/2006 à 22:44 dans Statistiques | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Epilogue
La journée du 28 Novembre 1812, fût donc un horrible carnage pour les civils et traineurs restés du mauvais coté de la rivière Bérésina. Effrayés par le chute de boulets et par les bruits des combats environnents, les traineurs offrèrent un spectacle cruel d'hégoïsme.
Le maréchal Victor, héroïque jusque là, ne va pas pouvoir protéger plus longtemps, la rive Est de la Bérésina. Il prépare son retrait, qui sera sûrement fatidique pour les derniers retardataires ...
Laissons parler le comte de Ségur...
La canon dirigé à l’oreille
La nuit du 28 au 29 vint augmenter toutes ces horreurs. Son obscurité ne déroba pas aux canons des Russes leurs victimes. Sur cette neige qui couvrait tout le cours du fleuve, cette masse toute noire d'hommes, de chevaux, de voitures, et les clameurs qui en sortaient, servirent aux artilleurs ennemis à diriger leurs coups.
Victor se retire
Vers neuf heures du soir, il y eut un surcroît de désolation, quand Victor commença sa retraite, et que ses divisions se présentèrent et s'ouvrirent une horrible tranchée au milieu de ces malheureux, que jusque là, elles avaient défendus.
Les traîneurs refusent de partir
Cependant, une arrière-garde ayant été laissée à Studianka, la multitude engourdie par le froid, ou trop attachée à ses bagages, se refusa à profiter de cette dernière nuit pour passer sur la rive opposée. On mit inutilement le feu aux voitures pour en arracher ces infortunés.
On met le feu au pont
Le jour seul put les ramener tous à la fois, et trop tard, à l'entrée du pont, qu'ils assiégèrent de nouveau. Il était huit heures et demie du matin, lorsque enfin Eble, voyant les Russes s'approcher, y mit le feu. Le désastre était arrivé à son dernier terme. Une multitude de voitures, trois canons, plusieurs milliers d'hommes, des femmes et quelques enfants furent abandonnés sur la rive ennemie.
Le désespoir des oubliés
On les vit errer par troupes désolées sur les bords du fleuve; Les uns s'y jetèrent à la nage, d'autres se risquèrent sur les pièces de glace qu'il charriait; il y en eut qui s’élancèrent tête, baissée au milieu des flammes du pont, qui croula sous eux : brûlés et gelés tout à la fois, ils périrent .par deux supplices contraires.
Ou la résignation
Bientôt on aperçut les corps des uns et des autres s'amonceler et battre avec les glaçons contre les chevalets : le reste attendit les Russes. Wittgenstein ne parut sur les hauteurs qu'une heure après le départ d'Eblé, et sans avoir remporté la victoire, il en recueillit les fruits.
Ceux du bon coté
Pendant que cette catastrophe s'accomplissait les restes de la grande armée ne formaient plus sur l'autre rive qu'une masse informe, qui se déroulait confusément, en s'écoulant vers Zembin. Tout ce pays est un plateau boisé d'une grande étendue ,où les eaux, flottant incertaines entre plusieurs pentes, forment un vaste marécage. L'armée le traversa sur trois ponts consécutifs de trois cents toises de longueur, avec un étonnement mêlé de frayeur et de joie.
Les ponts de Zembin
Ces ponts magnifiques, faits de sapin résineux, commençaient à quelques werstes du passage, Tchaplitz les avait occupés pendant plusieurs jours. Un abatis et des tas de bourrées, d'un bois combustible et déjà sec, étaient couchés à leur entrée, comme pour lui indiquer ce qu'il avait à en faire.
Cela aurait pu être pire
Il n'aurait d'ailleurs fallu que le feu de la pipe de l'un de ses Cosaques pour incendier ces ponts. Des lors, tous nos efforts et le passage de la Berezina eussent été inutiles. Pris entre ces marais et le fleuve, dans un espace étroit, sans vivres, sans abri, au milieu d'un ouragan insupportable, la grande armée et son empereur eussent été forces de se rendre sans combat.
Un bilan contrasté
Dans cette position désespérée, où la France entière, semblait devoir être prise en Russie, où tout était contre nous et pour les Russes, ceux-ci ne firent rien qu'a demi. Kutusof n'arriva sur le Dniepr, à Kopis, que le jour où Napoléon abordait la Bérézina. Wittgenstein se laissa contenir pendant le temps nécessaire. Tchitchakof fut défait; et sur quatre-vingt mille hommes, Napoléon réussit à en sauver soixante mille.
Vous brulêz certainement de savoir ce que sont devenus les protagonistes de ce feuilleton :
Le général Eblé est mort d’épuisement et de ses blessures quelques jours après. La date n’est pas très précise. Il semble qu’il soit mort le 31 décembre 1812, et que sa mort fut apprise par Napoléon le 3 Janvier 1813.
Le comte de Ségur dit à ce sujet : ‘L'hiver, qui nous y avait poursuivis, nous y abandonna tout à coup; en une nuit le thermomètre descendit de vingt degrés. Cette transition subite nous fut fatale. Une foule de soldats et de généraux, que la tension de l'atmosphère avait soutenus jusque là, par une irritation continuelle, s'affaissèrent et tombèrent en décomposition. Lariboissiere, général en chef de l'artillerie, succomba; Eblé, l'honneur de l'armée, le suivit.’
Il meurt à Koenigsberg, en Prusse, quelques jours seulement après le général en chef de l’artillerie, Lariboisière. On venait de lui confier les fonctions de ce dernier.
Le maréchal Victor est ensuite, après la campagne de Russie, le principal artisan de la victoire de Dresde (campagne de Prusse, 1813). Il se distingue une dernière fois pendant la campagne de 1814 en libérant le village de Brienne à la force de la baïonnette. Après l’abdication de Napoléon, Victor offre ses services à Louis XVIII, qui lui confie un commandement et l’élève à la pairie. L’avis de Napoléon à Saint-Hélène, au sujet de Victor … dur… très dur : ‘Le maréchal, duc de Bellune... fut obligé de fuir déguisé et de passer la frontière ...Ce ne fut pas une grande perte pour la France’.
Parlons aussi du malheureux perdant de cette aventure, le général Partouneaux (pas de portrait): Sa défection a été jugée très durement et injustement par l'Empereur, dans son fameux 29ème bulletin de la Grande Armée.
Par la suite Napoléon a eu un jugement plus modéré, car ce général a capitulé après avoir eu 62% de tués. Le général Partouneaux est revenu en France en 1814, après avoir été fait prisonnier.
Au retour des Bourbons, Louis Partouneaux fut nommé commandant de la VIIIeme division militaire à Marseille. Il refusa de soutenir Napoléon aux cents jours, sans doute encore très rancunier du jugement de l’empereur à la Bérézina.
Il aura par la suite une carrière de député jusqu’en 1830. Le nom du général Partouneaux figure sur l'Arc de Triomphe de Paris. Un de ses fils, Maurice de Partouneaux à la tête de la division de Cavalerie du Corps de Canrobert, contribua à la victoire de SOLFERINO sous Napoléon III.
Quant au Maréchal Ney, ses exploits ne sont, évidement, pas encore arrivés à leur terme. Il va se distinguer tous les jours pendant le reste de cette campagne de Russie, avec un point d’orgue, à Kowno, le 12 Décembre 1812.
Mais cela fera sûrement l’objet, d’un autre récit …
Merci d’avoir lu jusqu’au bout ce feuilleton.
Merci aussi au Comte de Ségur pour le riche témoignage qu’est son livre : ‘ Histoire de Napoléon et de la grande armée pendant l’année 1812 ’
En espérant qu’il vous avoir indirectement tenus en halène …
Rédigé le 24/05/2006 à 22:44 dans Bérézina | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Les bonnes choses ont une fin.
Demain, mercredi 24 Mai 2006, au soir, paraîtra le dernier épisode de "La victoire de la Bérésina", intitulé "Epilogue".
Le soleil se couche sur cette horrible journée du 28 Novembre 1812, laissant tomber un voile pudique sur un paysage obscène ...
Le maréchal Victor, héroïque jusque là, ne va pas pouvoir protéger plus longtemps, la rive Est de la Bérésina. Il prépare son retrait, qui sera sûrement fatidique pour les derniers retardataires ...
Pour conclure cet épisode et cette saga, nous terminerons par un bilan sur les principaux personnages que vous avez croisés tout au long du feuilleton.
Alors un peu de patience et rendez vous demain...
PS: Vous pouvez donner votre avis sur ce feuilleton, ainsi que son potentiel successeur, dans la colonne de droite du blog. Et puis, très bientôt, comme d'accoutumée, un quizz sera publié.
Rédigé le 23/05/2006 à 22:32 dans A venir | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Amis historiens et passionnés,
Retour à la normale ce Week-End. Après une légère exception la semaine dernière, la parution des statistiques de la semaine reprend donc.
Mais hélas, les bonnes nouvelles s'arrêtent là, puisque la fréquentation à légèrement chutée depuis les derniers statistiques. On s'absente quelques jours, et hop ... tout s'éffondre ...
La baisse globale est dûe à une chute de nouvelles visites. Surement pour cause d'absence de nouvelles notes pendant une partie de la semaine. La fin du feuilleton "La victoire de la Bérézina" ne semble pas booster les chiffres non plus.
Seule particularité, le nombre de pages chargées ne chute pas. Je crois que cette curiosité est surtout dûe à la suractivité d'un des lecteurs qui a battu cette semaine le record de commentaires postés. Merci à lui (il se reconnaitra).
Sinon rien à signaler.
106 visiteurs cette semaine au lieu de 140 de la semaine précédente.
292 pages chargées cette semaine au lieu de 287, la semaine précédente.
74 nouveaux visiteurs cette semaine, au lieu de 107, la semaine précédente.
32 anciens visiteurs cette semaine, au lieu de 33 la semaine précédente.
Merci à tous.
| jour | pages chargées | visiteurs | nouveaux visiteurs | anciens visiteurs | |||||||||
| dimanche | 22 | 13 | 10 | 3 | |||||||||
| lundi | 30 | 13 | 7 | 6 | |||||||||
| mardi | 49 | 18 | 15 | 3 | |||||||||
| mercredi | 37 | 18 | 10 | 8 | |||||||||
| jeudi | 73 | 22 | 20 | 2 | |||||||||
| vendredi | 72 | 17 | 11 | 6 | |||||||||
| samedi | 9 | 5 | 1 | 4 | |||||||||
| Total | 292 | 106 | 74 | 32 | |||||||||
| Moyenne | 41,71 | 15,14 | 10,57 | 4,57 | |||||||||
Rédigé le 21/05/2006 à 21:02 dans Statistiques | Lien permanent | Commentaires (10) | TrackBack (0)
Une journée en enfer
Previously on "La victoire de la bérésina" ...
Ney a débloqué la rive ouest du fleuve. Mais le pression sur le rive Est est toujours aussi forte, malgré la resistance acharnée de Victor. Tout cela serait satisfaisant, si beaucoup de traineurs et de civils n'étaient pas toujours contonnés du coté est du fleuve.
L'armée ne pourra protéger leur passage encore longtemps ... il faut faire vite ... il faut surtout bien faire ...
Le comte de Ségur était présent, il nous raconte, cette effroyable journée du 28 Novembre 1812 ... Laisons le parler ...
Victor en péril
Pendant toute cette journée, la position au neuvième corps (commandé par Victor) fut d'autant plus critique, qu’un pont frêle et étroit était sa seule retraite : encore les bagages et les traîneurs obstruaient-ils ses avenues. A mesure que le combat s'était échauffé, la terreur de ces misérables avait augmenté leur désordre.
Les premiers boulets sur les civils
D'abord les premiers bruits d'un engagement sérieux causa leur épouvante, puis la vue des blessés qui en revenaient, et enfin les batteries de la gauche des Russes, dont les boulets vinrent frapper leur masse confuse.
Déjà tous s'étaient précipités les uns sur les autres et cette, multitude immense, entassée sur la rive, pèle mêle avec les chevaux et les chariots, y formait un épouvantable encombrement. Ce fut vers le milieu du jour, que les premiers boulets ennemis tombèrent au milieu de ce chaos : ils furent le signal d'un désespoir universel.
La triste nature humaine
Alors, comme dans toutes les circonstances extrêmes, les coeurs se montrèrent à nu, et l’on vit des actions infâmes et des actions sublimes. Suivant leurs différents caractères, les uns, décidés et furieux, s'ouvrirent le sabre à la main un horrible passage. Plusieurs frayèrent à leurs voitures un chemin plus cruel encore; ils les faisaient rouler impitoyablement au travers de cette foule d'infortunés qu'elles écrasaient.
Odieux égoïsme
Dans leur odieuse avarice, ils sacrifiaient leurs compagnons de malheur au salut de leurs bagages. D'autres, saisis d'une dégoûtante frayeur, pleurent, supplient et succombent, l'épouvante achevant d’épuiser leurs forces. On en vit, et c'était surtout les malades et les blessés, renoncer à la vie, s’écarter et s’asseoir résignés, regardant d'un oeil fixe cette neige qui allait devenir leur tombeau.
Des femmes noyées
Beaucoup de ceux qui s'étaient lancés les premiers dans cette foule de désespérés, ayant manqué le pont, voulurent l'escalader par ses cotés; mais la plupart furent repoussés dans le fleuve. Ce fut là, qu’on aperçut des femmes au milieu des glaçons, avec leurs enfants dans leurs bras, les élevant à mesure qu'elles s'enfonçaient; déjà submergées, leurs bras raidis les tenaient encore au-dessus d'elles.
Le pont d’artillerie cède
Au milieu de cet horrible désordre, le pont de l'artillerie creva et se rompit. La colonne engagée sur cet étroit passage voulut en vain rétrograder. Le flot d'hommes qui venait derrière ignorant ce malheur, n'écoutant pas les cris des premiers, poussèrent devant eux, et les jetèrent dans le gouffre, où ils furent précipités à leur tour.
La multitude converge
Tout alors se dirigea vers l'autre pont. Une multitude de gros caissons, de lourdes voitures et de pièces d'artillerie y affluèrent de toutes parts. Dirigées par leurs conducteurs, et rapidement emportées sur une pente raide et inégale, au milieu de cet amas d'hommes, elles broyèrent les malheureux qui se trouvèrent surpris entre elles; puis, s'entrechoquant, la plupart, violemment renversées, assommèrent dans leur chute ceux qui les entouraient. Alors des rangs entiers de malheureux poussés sur ces obstacles s'y embarrassent ; culbutent et sont écrasés par des masses d'autres infortunés qui se succèdent sans interruption.
Morts étouffés, écrasés
Ces flots de misérables roulaient ainsi les uns sur les autres; on n'entendait que des cris de douleur et de rage. Dans cette affreuse mêlée les hommes foulés et étouffés se débattaient sous les pieds de leurs compagnons, auxquels ils s’attachaient avec leurs ongles et leurs dents. Ceux-ci les repoussaient sans pitié, comme des ennemis.
Sourds à la souffrance des autres
Parmi eux, des femmes, des mères, appelèrent en vain d’une voix déchirante leurs maris, leurs enfants, dont un instant les avait séparées sans retour: elles leur tendirent les bras, elles supplièrent qu'on s'écartât pour qu'elles puissent s'en rapprocher; mais emportées ça et là par la foule, battues par ces flots d'hommes, elles succombèrent sans avoir été seulement remarquées. Dans cet épouvantable fracas d'un ouragan furieux, de coups de canon, du sifflement de la tempête, de celui des boulets, des explosions des obus, de vociférations de gémissements, de jurements effroyables, cette foule désordonnée n'entendait pas les plaintes des victimes qu'elle engloutissait.
Un parcours du combattant
Les plus heureux gagnèrent le pont, mais en surmontant des monceaux de blessés, de femmes, d'enfants renversées à demi étouffés, et que dans leurs efforts ils piétinaient encore. Arrivés enfin sur l’étroit défilé, ils se crurent sauves, mais à chaque moment, un cheval abattu, une planche brisée ou déplacée arrêtait tout.
L’instinct basique de conservation
Il y avait aussi, à l'issue du pont, sur l'autre rive, Un marais où beaucoup de chevaux et de voitures s'étaient enfoncés, ce qui embarrassait encore et retardait l’écoulement. Alors, dans cette colonne de désespérés, qui s'entassaient sur cette unique planche de salut, il s'élevait une lutte infernale où les plus faibles et les plus mal placés furent précipités dans le fleuve par les plus forts. Ceux-ci, sans détourner la tête, emportés par l'instinct de la conservation; poussaient vers leur but avec fureur, indifférents aux imprécations de rage et de désespoir de leurs compagnons ou de leurs chefs, qu'ils s'étaient sacrifiés.
Le soleil se couche sur cette journée du 28 Novembre 1812, laissant tomber un voile pudique sur un paysage obscène. Victor ne va pas pouvoir tenir plus longtemps. Il prépare son retrait, qui sera surement fatidique pour les derniers retardataires ... Tout cela vous sera conté dans le dernier épisode de "La victoire de la Bérésina" intitulé "Epilogue".
A bientôt chers lecteurs, fans d'histoire.
Rédigé le 19/05/2006 à 21:35 dans Bérézina | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Voila.
Après une attente d'une semaine, et des congés pris par le modérateur, votre serviteur, voici enfin la programmation du nouvel épisode de la victoire de la Bérézina.
En effet, dès demain vendredi 19 Mai 2006 , probablement en cours de soirée, sera divulgué l'épisode 6/7 de la victoire de la Bérézina, intitulé "une journée en enfer".
Un épisode évidement très important, car c'est celui qui va permettre de comprendre la terrible réputation associée au passage de ce fleuve mythique.
Le choc militaire a tourné à l'avantage des français. La rive Ouest du fleuve est maintenant débloquée, grâce au formidable coup de poker du maréchal Ney. La charge des cuirassiers de Doumerc a sauvé la Grande Armée.
Mais il reste encore beaucoup de préocupations : La pression sur le rive Est est toujours aussi forte, malgré la resistance acharnée de Victor. Beaucoup de traineurs et de civils n'ont pas encore franchi le fleuve.
Que va t-il leur arriver ?
Vous saurez tout, demain soir. N'hésitez pas à scruter votre blog favori pour être les premiers à lever ce terrible suspens.
A demain
Rédigé le 18/05/2006 à 21:48 dans A venir | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
chers lecteurs,
Depuis le 17 février dernier, vous êtes nombreux à avoir visité le blog du maréchal Ney.
Plus de 1350 visiteurs. Je vous propose donc un petit graphique retraçant les nombre de visiteurs par jour depuis le début jusqu'à aujourd'hui.
Difficile de tirer des conclusions précises, si ce n'est que les jours ont été meilleurs et qu'il y a eu deux bonnes periodes : Fin février, et notamment le 27 février avec 36 visiteurs; Et puis debut Mai, avec 37 visiteurs le 2 Mai.
Bonne lecture.
cliquez sur le graphique ci contre pour l'agrandir
PS : un lecteur attentif du blog, m'a soumis ce graphique de fréquentation beaucoup plus lissé et certainement beaucoup plus parlant. Merci, donc à lui. Bon travail nico.
Rédigé le 16/05/2006 à 22:37 dans Statistiques | Lien permanent | Commentaires (9) | TrackBack (0)
La french Connection
L’armée française est au plus mal : peu de civils on franchi le fleuve, et surtout les trois armées russes sont en ordre de bataille. Ils sont tous condamnés, une fois de plus, à un nouveau miracle.
Le choc militaire entre les différentes armées va avoir lieu ... Les français sont en large sous effectifs, usés par les précédentes péripéties de la campagne de Russie.
Voici une carte montrant le théatre d'opération
Redonnons la parole à notre conteur favori, le comte de ségur ...
Ney écrase Tchitchakof
Ce fait, et le malheur de la division Partouneaux, expliquent l'effrayante réduction du corps de Victor, et cependant ce maréchal contint Wittgenstein pendant toute cette journée du 28. Pour Tchitchakof, il fut battu. Le maréchal Ney et ses huit mille Français, Suisses et Polonais, suffirent contre vingt-sept mille Russes :
Oudinot et Dombrowski bléssé
L'attaque de l'amiral(tchitchakov) fut lente et molle. Son canon balaya la route, mais il n'osa point suivre ses boulets, et pénétrer par la trouée qu'ils firent dans nos rangs. Pourtant, devant sa droite, la région de la Vistule plia sous l'effort d'une forte colonne. Oudinot, Dombrowski et Albert furent alors blessés; on devint inquiet.
Ney lance les cuirassiers de Doumerc contre des snipers
Mais Ney accourut, il lança tout au travers des bois et sur le flanc de cette colonne russe, Doumerc et sa cavalerie, qui la défoncèrent, lui prirent deux mille hommes, sabrèrent le reste, et décidèrent par cette charge vigoureuse, du combat qui traînait indécis.
une illustration de la charge de Doumerc commandée par Ney
Des officiers-soldats héroïques
Tchitchakof, vaincu par Ney, fut repoussé dans Stachowa. La plupart des généraux du deuxième corps furent atteints, car moins ils avaient de troupes, plus il fallait qu'ils payassent de leur personne. On vit beaucoup d'officiers prendre les fusils et la place de leurs soldats blessés.
Mort de Noailles
Parmi les pertes de ce jour, celle du jeune Noailles aide de camp de Berthier, fut remarquée. Une balle le tua raide. C'était un de ces officiers de mérite, mais trop ardents, qui se prodiguent, et qu'on croit avoir assez récompensés en les employant.
Le cas de Victor est désespéré
Pendant ce combat, Napoléon, à la tête de sa garde, resta en réserve a Brilowa, couvrant l'issue des ponts, entre les deux batailles, mais plus près de celle de Victor. Ce maréchal, attaque dans une position très périlleuse, et par une force quadruple de la sienne, perdait peu de terrain. Son corps d'armée, mutile par la prise de la division Partouneaux, avait sa droite appuyée au fleuve. Une batterie de l'empereur, placée sur l'autre rive, la soutenait. Un ravin protégeait son front; sa gauche était en l'air, sans appui, et comme perdue dans la plaine haute de Studianka.
Attaque de Wittgenstein, Victor résiste
La première attaque de Wittgenstein ne se fit qu'a dix heures du matin le 28, en travers de la route de Borizof et le long de la Berezina., qu'il s'efforçait de remonter jusqu'au passage; mais l'aile droite française l'arrêta, et le contint longtemps hors de portée des ponts.
Alors Wittgenstein, se déployant, étendit le combat sur tout le front de Victor, mais sans succès. Une de ses colonnes d'attaque voulut traverser le ravin : elle fut assaillie et détruite.
Latour-Maubourg fait demi tour vers Victor
Enfin, vers le milieu du jour, le Russe s'aperçu de sa supériorité : il déborde à l'aile gauche française. Tout alors eût été perdu sans un effort de Fournier et le dévouement de Latour-Maubourg. Ce général passait les ponts avec sa cavalerie. II aperçut le danger, revint aussitôt sur ses pas, et l'ennemi fut encore arrêté par une charge sanglante. La nuit vint avant que les quarante mille Russes de Wittgenstein eussent pu entamer les six mille hommes du duc de Bellune (Victor). Ce maréchal resta maître des hauteurs de Studianka, préservant encore les ponts des baïonnettes russes, mais ne pouvant les cacher à l'artillerie de leur aile gauche.
Le choc militaire tourne donc à l'avantage des français. La rive Ouest du fleuve est maintenant débloquée, mais le pression sur le rive Est est toujours aussi forte, malgré la resistance acharnée de Victor. Beaucoup de traineurs et de civils n'ont pas encore franchi le fleuve.
L'armée ne pourra protéger leur passage encore longtemps... Pour connaitre le destin de ces pauvres civils et traineurs, rendez vous au prochain épisode 6/7 intitulé : "Une journée en enfer"
Rédigé le 11/05/2006 à 21:44 dans Bérézina | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
Chers amateurs du gota de la noblesse impériale, je vous présente aujourd'hui le premier petit fils(dans l'ordre de naissance) du maréchal Ney. Il s'agit de Michel Aloys NEY né à Paris, le 3 Mai 1835, et mort le 23 Fevrier 1881 aux Fontenay-aux-Roses. Il possède le titre de troisième Duc d’Elchingen, puisqu'il est premier et seul fils de son père, Michel Louis Felix surnommé Aloys Ney , deuxième Duc d'Elchingen.
cliquez sur l'arbre généalogique ci contre pour l'agrandir
Il fût nommé Officier de la légion d’honneur en 1874.
Le chef d'escadrons Michel Ney succeda au colonel Dupin à partir de 1865 à la tête de la contre-guerilla française au Mexique (1862-1867). (NDLR: Décision de Napoléon III de créer une zone d'influence européene en amérique, et d'y créer une monarchie catholique. Finalement c'est Maximilien de Habsbourg qui deviendra empereur du Mexique en 1867)
Il finit sa vie au grade de général de cavalerie sous la IIIème République.
Il se maria à Rocquencourt, le 9 Août 1866, à Marguerite-Laure-Juliette dite Paule Heine, adoptée par Karl Heine (cousin de l’écrivain Heinrich Heine)
Il eût une large descendance : 7 enfants dont 2 garçons (Napoléon Michel Léon NEY et Charles Aloys NEY), et 5 filles.
Ci contre une photo de Michel Aloys Ney en tenue mexicaine (très typique). Vous pouvez acheter cette photo car elle est extraite d'une enchère ebay valable jusqu'au 15 mai 2006.
Cliquez sur la photo ci contre pour l'agrandir
Rédigé le 10/05/2006 à 22:58 dans Famille | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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